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Atelier d'écriture animé mardi 21 mai 2019 par Jean-François Sabourin

 

 

Des neurones à la lecture... 

 

 

 

Propos introductif
de Jean-François Sabourin

21 mai 2019

 

 

1ère partie : Exposé présenté par François Bergniard et Jean-François Sabourin

 

 

 

 

 

 

 

La seule région sensible de la rétine, organe de la vision, est la fovéa. Elle occupe environ 15 degrés du champ visuel ; elle est la seule zone de la rétine réellement utile à la lecture.

La fovéa est une petite de zone de la rétine de 1,5 mm de diamètre au centre de la macula, située au fond de l'œil. En son centre, dans sa partie la plus profonde se trouve la fovéola : c'est précisément sur cette zone que l'image d'un point observé se projette.  
Nous ne lisons que 10 à 12 lettres par saccade.

 

A chaque mot lu, le cerveau doit accomplir 2 actes : la reconnaissance d’un son, puis la recherche de sa définition.

  • Mot
  • Morphème : en linguistique, on définit généralement un morphème comme le plus petit élément significatif, isolé par segmentation d'un mot, le plus souvent dépourvu d'autonomie linguistique.
  • Graphème : syllabe

Grâce à ces différentes étapes hiérarchiques, l’arborescence neuronale qui représente un mot donné parvient à résister aux changements de position, de taille, de forme et même de lettre qui le composent.

  • Bigramme : paire de lettres

La combinaison de lettres la plus utile à détecter ; par exemple « E » à gauche de « N ». Ces neurones très particuliers, les « neurones bigrammes », répondraient à tous les mots qui contiennent une certaine paire de lettres.

 

 

La lecture des mots se fait dans une zone bien spécifique du cortex : la région occipito-temporale gauche. Et ceci, quelle que soit la langue apprise ou même la méthode de lecture qui a été enseignée.

Lorsque l’on présente à une personne une image d’un visage puis celle d’un mot, dans les deux cas, l’IRM montre que ce sont toujours les deux mêmes zones différentes du cortex qui sont sollicitées.

 

 

Les réseaux du son et du sens : La région occipito-temporale-gaucheanalyse les mots écrits et les transmet aux aires du langage par le biais de vastes faisceaux de connexion.

Survient ensuite une explosion d’activités dans de multiples régions temporales et frontales.

 

 

La reconnaissance visuelle repose sur toute une hiérarchie neuronale. La région temporale ventrale est organisée comme une pyramide. L’information visuelle est acheminée par une cascade de connexions successives, jusqu’à l’extrémité du pôle temporal, avec, à chaque étape, un accroissement de la complexité fonctionnelle. Ainsi, les neurones (cellules nerveuses) parviennent à répondre à des images de plus en plus riches et complexes, à l’identique d’un puzzle que constitue l’image éclatée de l’objet sur la rétine.

 

 

Les deux chemins de la lecture sont la voie phonologique et la voie sémantique.

Au cours des centaines de milliers d’années qui ont accompagné le long cheminement de notre espèce, notre cerveau s’est adapté au langage et à la socialisation … mais pas à la lecture, qui ne date que de quelques milliers d’années.

Un neurone unique répond à une image parmi mille !

Mais Les neurones s’influencent entre eux ; ils travaillent en parallèle.

La reconnaissance visuelle passe par une hiérarchie neuronale ;  à chaque étape les neurones parviennent à répondre à des images de plus en plus riches et complexes.

Le génome humain doit composer avec ses capacités avérées de plasticité et d’apprentissage. 

 

Chez tous les individus, c’est dans le sillon occipito-temporal de l’hémisphère gaucheoù se mémorise la forme visuelle des mots.

  • En neuroanatomie, un sillon(scissures) est une dépression linéaire de la surface du cortex.

Les scissures délimitent des lobes : le lobe frontal, le lobe pariétal, le lobe temporal, le lobe occipital. La surface des lobes est parcourue par des sillons moins profonds que les scissures. Ces sillons délimitent de gros plis de substance grise appelés circonvolutions cérébrales (circonvolution cérébrale = Gyrus). Ainsi, la circonvolution frontale ascendante s’appelle : Gyrus pré-central, et la circonvolution pariétale ascendante : Gyrus post - central.

Le cortex visuel est structuré dès la naissance

Au cours de l’apprentissage, la lecture atterrit tout simplement à l’endroit du cortex où se trouvent les neurones les mieux adaptés à cette tâche : le cortex occipito-temporal gauche.

  • Cortex est le terme médical utilisé pour décrire la couche externe d'un organe ou d'une structure, par opposition à sa couche interne. Le terme est ainsi employé pour la partie périphérique :
    - du cerveau: le cortex cérébral, situé sous les méninges;
    - du rein des glandes surrénales;
    - des ganglions lymphatiques:
  • Chez l'Homme, le cortex cérébral permet des fonctions élaborées telles que le langage, la mémoire, le raisonnement, la conscience, la commande de mouvements. La surface du cortex présente des sillons ; le cortex se partage en plusieurs lobes : lobes frontal, pariétal, occipital, temporal...

 

 


 

 

Seconde partie :  Atelier d'écriture animé par Jean-François Sabourin

 

Le caviardage

Le caviardage consiste à supprimer des mots dans un texte. On peut décider de ne caviarder que certaines catégories de mots pour donner vie à un autre texte et détourner le sens du texte d’origine.

On ne peut pas introduire de mots nouveaux, ni déplacer des mots ; le texte ainsi caviardé doit avoir du sens.

 

Extrait de l’exposé « Les neurones de la lecture »

 

  1. Lecture des textes

 

Mots valises

Un mot valise est composé de deux mots bien réels qui ont une ou plusieurs syllabes communes que l’on accroche pour fabriquer un mot imaginaire.

Exemple :

Voici un patchwork de 25 mots pris dans la liste extraite de l’exposé :

rétine   vision   lecture   cerveau   langue   cortex   zone   hémisphère  faisceaux   corticale   activation   cérébral   imagerie   temporal   sémantique   neurone   combinaison    parallélisme   topologique   plasticité   maximilisation morphème     arborescence     apprentissage    fovéa

 

  1. Choisir des mots et les associer puis leur donner une définition

Exemple : parallélisme    topologique    =  parallélogique

Définition : « appareil à mesurer la logique de notre cerveau »

 

  1. Lecture des mots et de leur définition

 

Christiane : 

  • Lantex (langue cortex) : élastique très étirable

  • Imaticité (imagerie plasticité) : capacité à imiter

  • Arbotissage (arborescence apprentissage) : action de bouturer un arbre

 

François : 

Plasticité, topologique =

PLASTILOGIQUE : Plasticité d’un organe qui va dans la logique de sa fonction.

 

Maximilisation, vision =

MAXIVISION : vision maximum qu’un être humain peut avoir.

 

Combinaison, faisceaux =

COMBISCEAUX : Un sceau combiné avec un tampon encreur.

 

Activation, plasticité =

ACTICITE : une activité dans la ville.