Ateliers littérature

Soirée lecture animée par Jean-François Sabourin le 11 juin 2019

 

 

Propos introductif
de Jean-François Sabourin
11 juin 2019

 

 

Soirée lecture

 

François

"J’ai perdu Albert"

 

Didier van Cauwelaert

 

Biographie :

Didier van Cauwelaert est un écrivain français, né en 1960 à Nice d'une famille d'origine belge. Il a sept ans et demi quand il décide de devenir le plus jeune écrivain publié du monde. A 22 ans, il publie son premier roman « Vingt ans et des poussières ». Il obtient le  Prix Goncourt en 1994 pour « Un aller simple ». Il a écrit plus d'une vingtaine de romans ainsi que plusieurs pièces de théâtre (dès 17 ans), et des spectacles musicaux. Ses ouvrages pour la plupart abordent la construction de gens en difficulté, en souffrance.

L’histoire d’une voyante, qui sait tout sur tout le monde grâce à Albert qui va guider ses réponses à de multiples patients, qui l’ont consultée, et qui sont parfois des personnages de hauts rangs.

Car Albert Einstein a toujours était épris, durant sa vie, à rendre le monde plus pacifique. N’ayant pas vraiment réussi comme il l’entendait (certaines de ses découvertes ayant même étaient détournées  à des fins opposées à son état d’esprit) il espère, en guidant une voyante, arriver, une fois dans l’au-delà, à réussir ce qu’il a manqué durant sa vie.

Mais voilà, un rebondissement qui va pimenter l’histoire, se produit. La jeune voyante, après 25 ans de cohabitation, perd tout d’un coup les prédictions d’Albert ; et c’est vers un autre personnage que celui-ci va se tourner pour insuffler le déroulement de l’avenir.

Une comédie romantique haletante, où la spiritualité s'attaque aux enjeux planétaires, ou Didier van Cauwelaert invente avec bonheur une nouvelle forme de triangle amoureux. Entre les lignes, l’auteur nous fait aussi revivre l’histoire du grand physicien.

 

 

 

 

Yves  

Chadortt Djavann

 

 

Romancière et essayiste, née en Iran en 1967

Elle est issue d’une vieille famille aristocratique d’Azerbaïdjan, elle est petite-fille et fille de Pacha

Elle grandit avec sa fratrie à Téhéran, mais l’arrivée de  l’ayatollah Khomeiny, ( résidant auparavant en France à Nauphle le château par la grâce du Président Giscard ) et qui en 1979 a renversé le Shah d’Iran fait perdre à sa famille ses illusions. Son père est jeté en prison et la famille vend tous ses biens pour le récupérer.

Plus tard, étudiante, elle fuit en Turquie ne supportant pas la dictature islamique, puis elle vient en France munie d’un visa pour 3 semaines en 1993, notre pays ou elle réside toujours.

Elle n’est pas encore francophone, elle vit de jobs précaires, Outre ses travails, elle étudie et écrit des poèmes, puis un premier roman en 2002 : « je viens d’ailleurs »

En 2003 elle publie « Bas les voiles », un pamphlet contre le port du voile qui lui vaut une grande notoriété.

En 2008 elle publie « La muette » roman qui m’a plu

En 2016 elle publie « les putes voilées n’iront jamais au paradis » dans lequel elle dénonce le système islamique qui contrôle tout, une religion totalitaire.

Vous avez compris que le combat de sa vie c’est la défense des libertés pour les femmes contre la misogynie violente des pays dont la religion d’Etat est l’islam.

 

« La Muette » de Chadortt Djavann 

Un jour de septembre 2007, Chadortt Djavann reçoit chez elle un paquet provenant d’une journaliste iranienne qu’elle ne connait pas, et qui explique comment elle a récupéré un manuscrit d’une jeune iranienne de 15 ans condamnée à mort par le régime des mollahs.

La prisonnière narre son histoire, sa vie, sa famille et le chemin qui l’a mené en prison, et va la conduire au gibet.

Elle a été élevée auprès de sa tante devenue muette depuis une sombre journée d’enfance.

Elle rend hommage à cette femme au fort caractère qui fume, ne porte pas le voile, marche pieds nus et a un regard insolent.

La muette a été condamnée à être lapidée pour avoir été amoureuse d’un homme et avoir affiché sa préférence alors que son frère qui est aussi le père de la rédactrice du manuscrit l’avait promise en mariage à l’imam.

En échange de la bienveillance de l’imam qui consent à ne pas faire lapider la muette mais seulement la faire pendre, il obtient du père d’épouser sa fille qui a 13 ans, la narratrice.

Moins de 2 ans plus tard elle va l’égorger, d’où sa condamnation.

C’est toute l’histoire de l’oppression des femmes qui se dessine : humiliation, asservissement, lapidation . . . avec un coté romanesque, parfois drôle qui n’enlève rien au volet insupportable du récit.

 

 

 Nicole  

SIMENON, biographie par Pierre Assouline

 

L’auteur : Pierre Assouline est né en 1953 à Casablanca. Il fait ses études au lycée Janson de Sailly à Paris puis à l’Université de Nanterre. Il est journaliste (France-Soir 1979/1983), collabore à la revue « L’Histoire » Il devient Conseiller littéraire des éditions Balland (1984-1986) ; rédige plusieurs biographies notamment : «Marcel Dassault », « Gaston Gallimard » « Hergé ». Il est d’abord rédacteur au magazine « Lire » puis y devient directeur de la rédaction en 1993. Il travaille aussi à la radio  « France Inter » (1986-1990) « RTL » (1990-1999).

 

Biographie de Georges SIMENON :

Ecrivain belge francophone né à Liège en Belgique en 1903 décédé à Lausanne en 1989.

Il créé le personnage de Maigret (1929/1972) ; il aura écrit pas moins de 75 « Maigret », 193 romans, 158 nouvelles, utilisé 9000 personnages et 27 pseudonymes ( Miquette, « La Déshabilleuse » Aramis, « Plick et Plock » Kim …) Cinquante titres ont été repris par le cinéma par de grands réalisateurs :  (Jean Renoir, Marcel Carné, Henri Verneuil, Claude Chabrol …) parfois avec des acteurs connus  (Jean Gabin …). La télévision lui a fait aussi une large place. Au théâtre, en 2016, Pierre Assouline réalise une adaptation  « Le Train » avec la troupe de la Comédie Française et qui sera diffusée par « France Culture ». 

Lors du festival Simenon 2019 aux Sables d’Olonne,  un extrait de « La vérité de Bébé Donge »a été lu par le comédien Bruno SOLO au Prieuré Saint-Nicolas.  Ce roman a été écrit par Simenon à la ferme « Moulin du Pont-Neuf » à Vouvant en Vendée où résidait l’auteur entre août et septembre 1940. Ce roman a été édité en intégralité aux Editions Gallimard en 1942 puis adapté pour la télévision en 1952 avec Jean GABIN et Danielle DARRIEUX dans les rôles principaux.

L’histoire : François Donge, un entrepreneur d’une petite ville de province, est pris de violentes douleurs à l’estomac après avoir bu son café à la fin du repas familial du dimanche. Chimiste de formation, il reconnaît immédiatement les symptômes d’un empoisonnement à l’arsenic. Aidé de son frère, il fait appel au médecin puis arrive à temps à la clinique où il est traité. Sa femme Eugénie, dite Bébé, a tenté de l’empoisonner. Elle est immédiatement arrêtée, et confesse son crime et la préméditation de l’acte, bouleversant le reste de la famille …           

 

 

Nicole   

Le dahlia noir de James ELLROY

 

Biographie :

Lee Earle ELLROY, romancier de romans noirs, romans policiers écrit en anglais/américain est né en 1948. Ses parents divorcent après six ans de mariage et sa mère est assassinée en 1958. Il tombe dans la délinquance et est renvoyé du collège à 17 ans sans diplôme. Son père décède suite à une crise cardiaque en 1965. A partir de cette date, il sombre dans la drogue et l’alcool, et sera sans domicile fixe durant dix années.

Ellroy a écrit la plupart de ses romans entre les années 1940/1970. Quarante ans après le meurtre de sa mère, il essaiera, avec l’aide d’un policier d’élucider ce meurtre. Il en résultera « Ma part d’ombre »  roman autobiographique. Il vit à New-York puis au Kansas. En trente ans, il écrit une quinzaine de romans.

En 2014, il a écrit sur les prisons secrètes où les japonais furent internés « Perfidia » et la suite cette année sous le titre « This storm ».

Son style est cru, ses personnages complexes. Il décrit les recoins sombres de la société américaine.         

L’histoire :

œuvre de fiction basée sur un fait historique. Dans un terrain vague de Los Angeles, en janvier 1947, le corps de la starlette Elisabeth Short est retrouvé nu et mutilé. Ce meurtre est très médiatisé. Du fait qu’elle s’habillait souvent en noir, un journaliste la nomme « le dahlia noir ». L’affaire du dahlia n’a jamais été résolue.