Ateliers littérature

Café philo animé par Jean-François Sabourin le 4 juin 2019

 

 

Propos introductif
de Jean-François Sabourin
4 juin 2019

 

 

Se ficher de tout, cela implique-t-il d'être serein ? 

 

 

  

Questionnements
  • À travers l’infinie variété de nos comportements, sommes-nous toujours en définitive à la recherche d’une sérénité ? 
  • Quel serait le bien le plus élevé de tous les biens qui peuvent être les finalités de l’action humaine ? 
  • Si le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est-il le plaisir des j’en foutistes ?
  • Le bonheur d’acquérir une certaine sérénité pour chacun est-il l'affaire de chacun ou celle de tous ?
  • En quoi la société peut-elle permettre de créer les conditions favorables à la réalisation d'une vie sereine ?
  • En quoi certaines inégalités, certaines atteintes aux libertés fondamentales, représentent-elles des obstacles objectifs à la possibilité d'une vie sereine ?
  • Sans la relation intersubjective avec autrui, peut-on vraiment être heureux ?
  • Faut-il exalter la passion, l’encourager, car c’est par elle qu’on réussirait sa vie ? Ou au contraire faut-il s’en méfier, et préférer toujours la modération et la maitrise de soi ?
  • Et si s’en foutre était paradoxalement la clé de notre Bien-être ? 
  • Y a-t-il un art subtil du "s’en foutre" ?
  • "S’en foutre" peut-il signifier : être indifférent ? ou tenir son égo ?
  • "S’en foutre", serait-ce cacher des expériences négatives, ou passer outre ses réticences à les vivre ?
  • Peut-on maîtriser l’art de s'en foutre quand on sait que rien ne serait extraordinaire ?

 

Sommaire :

1/ Introduction

2/ Comment être soi – vérité ou contradiction ?

3/ Le non-sens de la vie

4/ S’ouvrir à la réalité

5/ Comment apprendre à vivre détaché des résultats ?

6/ Existe-t-il une méthode du « j’en ai rien à foutre » ?

7/ Conclusion

 


1/ Introduction

« La faute se conjugue au passé. La responsabilité, elle, se conjugue au présent. La faute découle de choix qui ont déjà été faits. La responsabilité résulte de choix que tu es en train d’effectuer à chaque seconde. »

Mark Manson

« Un grand pouvoir implique une grande responsabilité. » 

C’est sûr, jusque-là on est tous d’accord. De cette sentence il existe cependant une version bien plus intéressante. Pour en prendre la mesure, il suffit de permuter les deux éléments de la proposition : « Une grande responsabilité implique un grand pouvoir. » Plus on choisit d’assumer la responsabilité de sa vie, plus le pouvoir que l’on exerce sur elle est important. Accepter la charge de ses propres problèmes est à ce titre le premier pas vers leur résolution.

Responsabilité et culpabilité vont souvent de pair dans nos mentalités d’Occidentaux. Il importe cependant d’éviter l’amalgame.

La faute se conjugue au passé. La responsabilité, elle, se conjugue au présent.

La faute découle de choix qui ont déjà été faits. La responsabilité résulte de choix que l’on est en train d’effectuer, chaque jour, à chaque seconde.

 

 

2/ Comment être soi – vérité ou contradiction ?

L’être humain, ce n’est pas les pulsions, ce n’est pas l’agressivité, ce n’est pas la sexualité ; tout cela nous le partageons avec l’animal sur fond de bases génétiques communes. Par contre, au cours de l’évolution, le cerveau humain s’est terriblement complexifié, se développant en milliards de milliards de cellules et d’associations de cellules jusqu’à ce que l’homme parvienne à la conscience de lui-même, conscience que l’acquisition du langage symbolique et la culture ont développée, au point de faire de chacun de nous un « sujet » unique dans l’univers.

C’est ce qui fait notre spécificité, c’est ce qui fait l’intérêt de notre vie, mais également son côté dramatique, tragique : si l’on a conscience de soi, que voit-on ? Que nous allons mourir. Autrement dit : nos insuffisances, nos limites ; c’est donc la problématique « narcissique » qui vient au-devant de la scène. C’est cela qui est propre aux êtres humains. C’est vraiment cette activité réflexive qui nous spécifie et qui va faire que l’homme va pouvoir prendre conscience de sa dépendance, alors que les animaux vont gérer cela de manière plus instinctuelle, avec une marge de liberté plus faible et une contrainte instinctuelle beaucoup plus importante.

Qu’est-ce qui, en effet, préside au développement de notre personnalité ? pour être soi, il faut se nourrir des autres, sur le modèle du physique. Ce n’est pas sans raison que les religions, par exemple, jouent beaucoup de cette incorporation, de ces échanges qui viennent concrétiser quelque chose de beaucoup plus impalpable.

Pour être soi, il faut que se nourrir de l’intérêt des autres pour soi, mais aussi de tous les apprentissages, de tout ce qu’ils nous apportent : de tout ce qui fait qu’ils nous servent de modèle, de tout ce qui fait que nous allons nous identifier à eux. Donc, pour être soi, il faudrait se nourrir des autres, et non s’en fiche, mais pour être soi, surtout dans notre culture, il faut aussi se différencier des autres.

Notre conscience nous met très tôt devant cette terrible contradiction : pour être soi, il faut accepter de dépendre des autres. Que se passe-t-il alors pour les plus en insécurité ? Ils tentent de trouver un substitut à cette relation dont ils ont besoin mais qui les met devant ce paradoxe : « Ce dont j’ai besoin, c’est ce qui me menace ». C’est donc au moment précis où une émotion pourrait survenir qui nous ferait sentir à quel point nous dépendons des autres, que nous allons immédiatement chercher une sensation capable de faire contrepoids à cette émotion. 

La vie, on ne la maîtrise pas. La vie, c’est un changement permanent, qui nous échappe. C’est même cela qui nous donne le sentiment d’une solidarité : d’être vivants. Personne n’a choisi de l’être mais rassurons-nous, il y aura une fin. Le principe de précaution, le principe d’égalité, on les retrouvera, absolus, entre nos quatre planches sous terre. Il y a donc une grande égalité… à ne pouvoir décider de s’en foutre ou pas.

 

3/ Le non-sens de la vie


S’en foutre ne signifie pas être indifférent.Les gens indifférents ont une peur bleue de leur environnement et des répercussions de leurs choix. Ils n’opèrent donc aucun choix important, se réfugiant dans une zone grise aseptisée où ils s’apitoient complaisamment sur leur propre sort, se dispensant de l’activité tellement chronophage, énergivore et contrariante qu’on appelle vivre ».

S’en foutre, ce pourrait donc être tenir son ego.

L’art de s’en foutre, c’est le « lâcher prise ». Or, celui qui nous en empêche dans les ¾ du temps, c’est notre ego mal placé. On s’accroche à promouvoir une image déformée, pour être aimé et reconnu. Et comme notre ego ne semble jamais avoir été aussi sollicité qu’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui tombent dans ses filets.

Plus on recherche la certitude à propos de quelque chose, plus on renforce en soi le sentiment d’incertitude et d’insécurité. Mais l’inverse est aussi vrai : plus on consent à l’état d’incertitude, plus on appréciera le fait de progresser dans la connaissance de ce que l’on ignore. L’incertitude désamorce les stéréotypes et les préjugés y compris sur soi-même. L’incertitude est la base du progrès et de la croissance. Qui croit tout savoir, n’apprend rien.

 

 

Pour le dire autrement : « je sais que je ne sais rien », dixit Socrate.

Recadrer notre ego, se remettre en question, n’est pas une activité que nous faisons le plus naturellement du monde. Mais bien souvent la vie nous envoie des épreuves, les expériences négatives, qui calment cet ego impétueux.

S’en foutre, ce n’est pas se cacher des expériences négatives, mais passer outre ses réticences à les vivre. Car, nous avons besoin de crises existentielles, sous une forme ou sous une autre, pour considérer en toute objectivité ce qui fait sens dans notre vie et éventuellement envisager de changer de direction.

Voilà pourquoi s’en foutre, c’est n’est pas se cacher ou fuir les souffrances ou les soucis, mais les regarder, et les accepter quand même. En résumé, on maitrise l’art subtil de s’en foutre quand on sait qui on est, et où l’on va et qu’on n’est en rien extraordinaire !

Au Japon, par exemple, on se moque que vous soyez talentueux ou non, ce qui intéresse c’est notre capacité à nous « donner ». Du reste, on s’en fiche.

Au final, on peut s’interroger de savoir si l’aspiration perpétuelle à vivre des expériences positives est en soi une expérience négative. Et, en revanche, si consentir à vivre des expériences négatives peut constituer en soi une expérience positive.

 

4/ S’ouvrir à la réalité

Rien n’est plus triste qu’un individu sans passion, sans idéal qui le motive, sans énergie qui le meut, et dont la raison pulvérise en les relativisant les enthousiasmes naissants. Mais rien n’est plus tragique non plus qu’un individu emporté par le torrent d’une passion qui l’épuise, le réduit à n’être plus qu’une obsession, un fanatisme, une idée fixe qui s’impose à lui au détriment du bon sens et de son équilibre.

Faut-il exalter la passion, l’encourager, car c’est par elle qu’on réussirait sa vie ? Ou au contraire faut-il s’en méfier, et préférer toujours la modération et la maitrise de soi ?

Les exigences d’adaptation à la réalité, la maitrise de soi permise par la raison sont des conditions du bonheur. S’ouvrir à la réalité telle qu’elle est, l’accepter, c’est le moyen de ne pas être en but avec elle, comme le prône le stoïcisme. Lequel ajoute que la maitrise réfléchie de nos actions, l’autonomie, sont nécessaires pour être heureux. Pourtant, si la réalité n’est pas une totalité, mais plutôt un champ infini et sans perspectives, alors l’individu simplement rationnel ne peut s’y orienter, et il s’y perd. C’est alors l’emprise subjective de la passion qui peut tout d’abord lui donner une orientation, un idéal, et ainsi correspondre à la définition du bonheur qui pose l’existence d’une fin en soi. De plus, dans la mesure où la passion nous propulse hors de nous-mêmes, celle-ci nous fait aller au-delà de ce qu’on pensait être nos limites, elle nous permet réellement d’expérimenter l’expérience et l’événement d’un bonheur, la bona ora (la bonne rencontre) supposé.

 

5/ Comment apprendre à vivre détaché des résultats ?

 

« Vivez comme si vous alliez mourir demain. Apprenez comme si vous alliez vivre éternellement. »

Mahatma Gandhi

 

 

Dans la vie il y a beaucoup de choses incertaines. Avec autant d’incertitudes, il est d’autant plus nécessaire d’apprendre à vivre détaché des résultats pour être plus serein(e). 

Le détachement est un état d’indépendance et de liberté, dans lequel rien ni personne ne vous affecte. Vous êtes alors libre de tout contrôle extérieur et de toute autorité. Quant aux résultats ce sont l’aboutissement d’une action ou une conséquence de quelque chose qui s’est produit.

Les deux mots associés représentent un état d’esprit dans lequel nos pensées et nos émotions ne sont pas influencées par le résultat d’une situation qui s’est produite dans notre vie.

Lorsque sommes détachés des résultats, nous devenons plus inquiets des choses qui ne dépendent pas de notre contrôle, elles passent aussi sûrement que la pluie qui laisse place au beau temps. Cen’est pas du fatalisme. Il s’agit simplement d’accepter les choses qui ne dépendent pas de nous, ce n’est en aucun cas une excuse pour se laisser porter par le vent ou pire de justifier sa procrastinationSe détacher des résultats, c’est passer à l’action !


Il existe beaucoup d’options pour acquérir une mentalité d’abondance qui permet d’être plus serein, de ne pas s’accrocher aux échecs/réussites et d’obtenir ce que l’on désire. Cependant, être détaché émotionnellement ne signifie pas être détaché intellectuellement de ce qui peut se produire. 

Il y a tout de même une limite à la capacité d’être détaché des choses. Cette limite c’est ce dont on a immédiatement besoin. Pour être détaché, il est donc nécessaire d’avoir un minimum de stabilité dans notre vie financière, affective, relationnelle, sociale, et notre santé… et de ce que nous considérons comme le minimum vital pour nous.

Selon notre éducation, notre milieu social, ces critères seront bien différents. Une fois ce minimum atteint, on peut être détaché du résultatet donc serein !

 

6/ Existe-t-il une méthode du « j’en ai rien à foutre » ?

 

L'idée est de prendre le problème avec pragmatisme et de distinguer les sentiments de l'opinion. Par exemple, nous avons le droit de nous foutre complètement d’un point de vue externe à nous, d'être en désaccord avec une personne sur un sujet. Mais nous ne pouvons pas faire l’impasse sur nos sentiments à ce propos... Ignorer les sentiments d'autrui, c'est s'assurer de blesser son entourage.

Dans la vie, il est important de faire un tri drastique des choses dont on doit se soucier et de celles pour lesquelles on en a "rien à foutre". "le regard des autres" se classerait-il dans la partie "on en a rien à foutre ? " 

Trouver la motivation pour "en avoir rien à foutre" et gagner confiance en soi ! Serait-ce la définition du « Lâcher-prise », arrêter d'essayer à tout prix de plaire aux autres, s'écouterassumer ses défauts... C'est un travail de longue haleine pour se convaincre simplement que la vie est faite de nuances.

En fonction des priorités que nous-mêmes nous déterminons, on peut donc envoyer valser le reste en s'offrant le luxe ultime : aucune culpabilité !

 

7/ Conclusion

La sérénité est bien l'objectif de la vie philosophique, et c'est un malheur, en un sens, qu'il faille la conquérir avec tant d’ « acharnement » et de « fermeté », comme une beauté farouche !

Si nous avions su conserver les dispositions de nature, au lieu de nous gaspiller dans la coutume et la concurrence, nous posséderions tous la sérénité. Mais comme elle est généralement perdue pour la plupart il faut bien une médecine du corps et de l'âme.

Ainsi la philosophie est-elle un remède qui doit nous permettre de redresser les distorsions causées par la vie sociale passionnelle et pathologique, celle des rivalités, des désirs non naturels et non nécessaires, alors qu'une vraie solidarité sociale est possible, dont le Jardin philosophique doit être le lieu d'exercice et le modèle. Contre la souffrance et ses ravages il existe une double solution : qui ne soit pas individuelle qui ne consiste pas à cultiver l'excellence naturelle, et sociale, dans ce lieu qui crée une communauté vivable à l'écart de la cité. Double écart donc : l'éthique collective pour toute morale sociale, contre toute forme communautaire en lieu et place de la politique des princes. Double ouverture vers la subjectivité assumée et proclamée : autarcie du sage, autarcie de la communauté.

Sérénité. Qu'est-ce à dire ? Il me semble que pour atteindre ce niveau de relatif détachement mental, ou, mieux encore, de non-attachement aux biens du monde, de la gloire et du pouvoir, il faut avoir traversé un certain nombre d’épreuves qui ont éduqué le « moi », ce que les Grecs appelaient l’ « Hubris », ou encore : la démesure.

Je vous livre cette citation du jour :

« Comme à chacun, j'ai traversé bien des orages dans ma vie, affublé d'un tempérament à la fois anxieux, ivre parfois, mélancolique, romantique et rationnel. J'ai dû subir bien des souffrances et des pertes, comme tout un chacun. J'ai cru que j'aurais un destin enviable, que j'irai très loin soit dans la connaissance soit dans la littérature. Aujourd'hui qu'il me reste peu de temps, mon seul projet est d'atteindre à cette sérénité qui devrait colorer mes derniers jours et en répandre un peu autour de moi. Est-ce là me ficher de tout ? »

 


 

DEBAT

 

François
  • Est-il vraiment possible de se fiche de tout, rien de plus incertain ! Nous vivons dans une « communauté d’êtres humains » ; qu’on le veuille ou non, l’un a besoin de l’autre et inversement ; seuls, quelques ermites arrivent à vagabonder à travers la planète, sans « bagages » ; néanmoins, ils utilisent les routes et les chemins, façonnés par leurs prédécesseurs, pour se déplacer, ils cueillent les fruits des arbres que les autres ont plantés pour se nourrir, ils laissent à d’autres le soin de traiter leurs immondices. Agissent-ils avec humanité ?

  • Car la vraie question est de savoir ce qu’implique « être serein » ! Est-ce ignorer son voisin, ou, au contraire, vivre en harmonie avec ceux qui vous entourent ?
  • On trouve plus de sérénité à aider l’autre ; et sérénité est source de bonheur. Donner apporte plus de bonheur que recevoir.

  • « Habitue-toi à être attentif à ce qu'un autre dit, et autant que possible entre dans l'âme de celui qui parle. » nous dit Marc-Aurèle; il nous dit aussi : « Les hommes sont faits les uns pour les autres ; instruis-les donc ou supporte-les. ». Si vous partager ces propos, comment pouvez-vous être serein en se fichant de tout ?

  • Quant à Alexandre Jollien, il nous rappelle cette évidence : « Nous sommes plus de six milliards d'êtres humains sur cette terre et la personne la plus importante au monde, c'est moi ! Je n'ai jamais été fort en calcul mais là, l'erreur est tout de même grossière. ».
    Et aussi : « C'est vrai qu'un moment d'intense souffrance m'a permis d'ouvrir les yeux et d'aller à la rencontre des autres. Ce sont eux qui m'ont sauvé. A l'envers de Sartre, je dirais "le salut, c'est les autres". ».

  • J’ai déjà évoqué cet autre propos du même philosophe, mais je me permets de vous la relire, peut-être parce que, dans ma vie, j’ai vécu des images semblables avec des camarades ayant plus de difficultés que moi :  (Éloge de la faiblesse) « [...] en face, Jérôme, au regard profond, qui m'observait attentivement. Une fois, il me lança, de sa voix éteinte, dans un effort surhumain un «Çaa bva ?» … La pensée que Jérôme, paralysé au fond de son lit, s'inquiétait de mes infimes soucis me bouleverse encore aujourd'hui. Il ne m'avait pas sermonné sur le courage, sur la nécessité de penser positif comme le prône la littérature édifiante, mais par de simples mots : «Çaa bva ?» il avait tout dit. Son soutien était total. ».

  • « S’en foutre », l’actualité nous donne un visage brûlant à quoi cela peut nous mener. Il y a 30 ans, quelques scientifiques et philosophes, nous alertaient déjà sur le sort que notre planète allait connaître. Il vient de nous quitter, lui qui le savait déjà. Comment ne pas évoquer les propos de Michel Serres, un homme optimiste, qui ne cachait pourtant pas son pessimisme au vu des trente ans qui s’étaient écoulés depuis la première parution de son ouvrage majeur, « Le Contrat naturel ». Il disait alors : « Je suis certain que nous allons désormais à une catastrophe dont notre histoire ne nous donne aucun exemple, si nous ne changeons pas au plus vite nos coutumes, notre économie et nos politiques».

    Nous n’avons rien changé, et, aujourd’hui, « S’en foutre » résonne en nous pour nous rappeler que grâce à cet état d’esprit, nos enfants ont de grandes chances de vivre l’apocalypse annoncée de longue date.
Christiane  

 

- Lâcher prise et être soi-même favorisent sûrement l'accès à la sérénité.

- Quête de chaque jour pour certains, prédisposition pour d'autres, les approches de la sérénité ont différentes clefs.

- Se ficher de certaines choses, pas de tout, peut alléger la vie et la rendre plus sereine.

 

Yves  
Daniel  
Carole  
Christiane  
Josée