Ateliers littérature

 

 

 

Marie-Noëlle Caron

 

artiste peintre

 

 

 

La carrière professionnelle de Marie-Noëlle Caron est ancrée dans les arts.

Après des études aux Beaux-Arts, la Pas-de-Calaisienne est devenue institutrice spécialisée

en arts plastiques, puis professeur d’arts appliqués, jusqu’à s’investir dans l’art-thérapie.

 

Le constat est toujours le même : scruter l’infini lointain et l’infiniment petit exige des focales adaptées.

« Ma peinture est dans ce propos. Il y a des similitudes entre ces deux visions ».

 

Elle peint ces zooms là, ses visions de ces deux mondes.

Un croisillon noir barre parfois le tableau, « c’est celui d’une fenêtre derrière laquelle j’observe », explique-t-elle.

 

Ses tableaux, sont ceux du mouvement, ceux du courant de l’eau qui se fraie un chemin entre de gros galets,

celui de la lave du volcan, peut être, mais jamais en rouge.

« Le rouge est une couleur violente et agressive pour moi. »

Le réel flirte alors avec ses limites et est tenté par l’abstraction.

 
 

 

 

 

Tentons l’aventure en nous laisser promener d’une oeuvre à l’autre, balisant les effets de lumière

au cœur des profondeurs de la toile.

 

 

 

 

En quelques tableaux, les lignes de forces du pinceau ou des papiers froissés puis collés se dévoilent quand ceux-ci se plient à l’art de distribuer les nuances de la lumière contrastant avec un fond sombre, entre le grave et le lumineux, le fier et le tragique.

 

 

 

 

Le propos est nécessairement simplificateur, mais il invite à l’aventure tant la toile lui fait réceptacle. À chacune de ses créations, l'artiste tente l’aventure, offrant ainsi le véritable secret de l’art du clair-obscur : enlever à chaque objet peint ou sculpté sa personnalité physique, sa pesanteur propre et son contour net, pour le dissoudre dans le grand corps du tableau au fil des couleurs suspendues par les lignes de la toile.

Les tableaux de Marie-Noëlle Caron ne nous promènent ni du côté du soleil couché ni du côté de la lune levante. Quelque chose de vague, de fuyant, d’indécis, de clair-obscur et de clairsemé,... cette énigme qui compose cette vue et ce moment, avec brillance dans la clarté du jour en traçant, à chacune des créations, un chemin vivant de la plume au pinceau et du pinceau aux ciseaux, au cœur de la peinture.

 

 

 

 

 

"Cette vague s’approche avec avidité comme s’il s’agissait d’atteindre quelque chose! Elle rampe avec une hâte épouvantable dans les replis les plus cachés de la falaise ! Elle a l’air de vouloir prévenir quelqu’un ; il semble qu’il y a là quelque chose de caché, quelque chose qui a de la valeur, une grande valeur.

Et maintenant elle revient, un peu plus lentement, encore toute blanche d’émotion. Est-elle déçue ? A-t-elle trouvé ce qu’elle cherchait ? Mais déjà s’approche une autre vague, plus avide et plus sauvage encore que la première, elle aussi, semble pleine de mystère, pleine d’envie de chercher des trésors."

- JF Sabourin -

 

 

 

 

En vérité, il demeure au plaisir de découvrir à chacune de ses toiles le besoin de ressentir un symbole extérieur comme pour se rendre maître de nous-même.

Les teintes se mélangent en volutes légères comme pour signifier qu’en nul endroit nous ne pouvons ignorer les messages de la couleur et des formes comme une conquête sur l’homme :

« Cette vie, telle que nous la vivons actuellement, telle que nous l’avons vécue, il faudra que nous la revivions encore une fois, et une quantité innombrable de fois ; et il n’y aura en elle rien de nouveau, au contraire ! L’éternel sablier de l’existence sera retourné toujours à nouveau, et nous avec lui ».

- JF Sabourin -

 

 

 

 

Il y a dans l’histoire de chacune de ces créations, l’amorce de quelque chose de neuf et d’étranger :

"que l’on donne à ce germe quelques siècles encore et davantage et il finira peut-être par en sortir une plante merveilleuse avec une odeur tout aussi merveilleuse, à cause de quoi notre vieille terre serait plus agréable à habiter qu’elle ne l’a été jusqu’à présent."

- JF Sabourin -

 

 

Voir la dernière beauté d’une œuvre par le plus rare, le plus heureux des hasards, il faut non seulement que nous nous trouvions exactement au bon endroit, mais encore que nous ressentions le besoin d’un symbole extérieur comme pour se rendre maître d’elle-même.

Les teintes se mélangent en volutes légères comme pour signifier qu’en nul endroit nous ne pouvons ignorer les messages de la couleur et des formes comme une conquête sur l’homme.

 

 

 

 

Tout est énigme dans certaines de ses toiles, la trace indéfectible d'un renouveau dans lequel semblent se former ici ou là des rues flottantes, construites dans le haut Atlantique à la surface de la mer. De longues rues aux maisons de briques rouges si décolorées qu'elles prennent une teinte gris-de-France, des toits d'ardoise, de tuile, et ceci encore qui ne contiendrait que de l'eau marine et voudrait sans doute être un jardin clos de murs, par-dessus lesquels sauterait parfois un poisson ?

Cette fluidité de teintes, peut-être même la mer, tout autour, en subirait-elle quelque changement et verrait-elle en sortir de grandes lèvres à la barbe écumante qui s'approcheraient pour mieux nous observer. 

À l'approche de la toile, quelque chose qu'on eût entendu d'un bout à l'autre de la mer, mais de cette gorge, nul son n'en sortirait que la seule subjectivité de l'artiste.

 

 

 

 

D'une oeuvre à l'autre, l'artiste mêle la peinture et la sculpture comme des poésies muettes dans une constante émulation. C’est ce dialogue fécond qu’explorent ses tableaux. Au-delà de l’idée commune de transposition d’un art dans l’autre, Marie-Noëlle Caron développe ici une réflexion d’ensemble qui mobilise un savoir double de l’art pictural. Il éclaire les multiples croisements thématiques, différentes modalités de ce dialogue qui font l’objet d’inclusions réciproques entre le collage, la peinture et l’image. Des créations libres d’un art à partir de l’autre. On redécouvre ainsi à quel point l’art pictural est interdépendant de toutes observations, pour ses sources d’inspiration comme pour sa théorisation.

 

 

 

 

Marie-Noëlle Caron s'est installée en pays des Achards où elle fait évoluer son art, en nous fascinant pour l’immédiateté intemporelle et plastique de la toile ou de l’objet auxquels renvoient ces textes et inversement.

 

 

 

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Art-thérapeute plasticienne.
Aide aux personnes malades, handicapées, ayant des pénalités de vie, en souffrance, pour améliorer leur estime de soi.

La Mothe-Achard (85150) Vendée

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