Ateliers littérature

 

 

Ecrivains en herbe

 

 

 

 

 

 

Entre 12 et 15 ans, nombreux sont les jeunes filles ou les jeunes garçons qui éprouvent le besoin de tracer quelques lignes sur une page blanche, une lettre à son amoureux(se) écrite avec rage et passion pour être aussitôt déchirée, par exemple. Ils ont l'impression que les mots prononcés ne comptent pas et qu'alors ils doivent avoir recours à l'écriture car, elle, « elle se voit ».

Les enfants adorent utiliser leur imagination et écrire des histoires. Pour l’enseignant, c’est simple : il suffit de les préparer et de laisser ensuite leur créativité suivre son cours. 

Les élèves n’ont pas à se soucier de la grammaire lorsqu’ils font de l’écriture libre. C’est une activité qui leur permet de faire émerger des idées d’histoires, ou des points de départs pour des écritures plus élaborées. Ils peuvent utiliser la phase d’écriture libre comme guide pour la suite.

Au stade du brouillon, il s’agit simplement de jeter des idées sur le papier. La réécriture et la correction permettent aux élèves de prendre conscience du travail d’édition nécessaire. Il est capital que les textes soient lus à voix haute, car cela permet de mieux se rendre compte des erreurs. Une fois toutes les corrections effectuées, la version finale peut être établie. Il faut qu’en fin de travail, les élèves soient fiers de ce qu’ils ont produit et prêts à le partager avec les autres.

 

 

 

 

 

 

 

Au collège Jean Monnet du Château d’Olonne 
se tiennent chaque mardi au cours de la pause médiane dans les locaux du CDI 
des ateliers d’écriture ouverts aux collégiens de la 6ème à la 3ème.

 

 

 

Cette année, ils sont 17 à les fréquenter régulièrement. L'intérêt de ces ateliers est d'inciter les adolescents à écrire, non pas seuls, mais dans une rencontre avec d'autres, de façon conviviale. L'idée n'est pas d'en faire des écrivains mais des « écrivants ». Les différences d'âge, d'expérience et de niveau d'étude sont une véritable richesse pour l'ensemble des participants. L'idée centrale est toujours d'allier plaisir, émotion et savoir-faire.

 

 
 

 

Les participants (tous volontaires) y travaillent l'écriture évidemment mais aussi la facilitation de la parole : « Ecrire son expression ». Il ne s'agit pas d'une « expression écrite » au sens scolaire du terme. Cet atelier n'a donc pas la prétention d'être un atelier littéraire, il est avant tout un atelier du passage à l’acte de l’écrit sous toutes les approches qui mènent au plaisir d’écrire.

Son but premier est, par l'écriture et par l'échange, d'aider l'adolescent à dépasser son « moi » en s’exprimant « hors de lui ». Chaque enfant quitte alors le statut d’« élève » pour endosser celui d’« écrivant » en éprouvant du plaisir à écrire selon sa sensibilité personnelle et dans le plus grand respect de ses productions.

Cet atelier est né de la volonté d’amener des adolescents en milieu scolaire qui aiment écrire comme à ceux qui désirent s'y essayer, tous intéressés par cette question. Il est envisagé comme un espace de création où les mots sont travaillés, assemblés pour une production artistique individuelle ou collective. Il ouvre le champ des possibles pour permettre de développer les aptitudes à la créativité, à enrichir le capital culturel, à aider l’adolescent à s’investir dans un projet.

 

 

 

 

Tout y est exploré : il n’est que de définir les "règles" (motifs ou procédés d’écriture à explorer) après la lecture d’un extrait de texte étonnant, et c’est parti pour un voyage détonnant ! D’une plume frémissante, les ados se lancent volontiers dans des aventures textuelles, ravis d’y rencontrer autant de possibles où se déployer. Et au moment des lectures, après les émois du début, c’est souvent à qui passera le premier tant est grand le plaisir de partager avec des alter ego. Lors des retours sur les textes, ils et elles acceptent volontiers de se saisir de quelques clés pour aller plus loin (continuer le texte autrement, améliorer la construction…).

Se laisser entrainer par des « starters » ludiques (traquer-collectionner les mots, malaxer les phrases, se décoller du papier) pour accéder ensuite à des formes différentes d’écritures (listes folles, formes poétiques, textes courts, histoires minuscules, mini-polars, piécettes de théâtre...). L’une des finalités de l’atelier est d’inviter ses participants à de belles et fortes créations textuelles pour produire ensemble une exposition graphique texte/image pour la fin de l’année, et l’édition d’un receuil de morceaux choisis illustrés par les auteurs eux-mêmes.

 

 « On ne fait pas de bonne littérature sans de bons sentiments ».
 Oscar Wild

 

         
               
               
         
 

 

Alice

Camille R.

Camille S.

Cathy

Claire

Floriane

Julie

Lola

Lucas

Margot

Noah

 
 
               
               

 


 

Atelier animé par l'écrivain Jean-François Sabourin les mardi 29 janvier et 5 février 2019

 

Matériel :

Carnet individuel d’écrivain

 

Consigne:
« raconter la rencontre sur une piste de cirque de deux animaux un peu spéciaux :
un 
éléphanterre et un
ratbougri »

 

Phase 1

Oralisation :

Chaque élève prend le temps d’évoquer ce à quoi leur font penser ces animaux. Ils les décrivent et imaginent des situations improbables.

Chacun laisse vagabonder son imagination pour introduire des schémas de pensée surprenants.

Discussion sur la construction des deux mots imaginaires :

Eléphanterre : Eléphant  /  Terre        Rabougri : Rat  /  rabougri

 

Phase 2

Verbalisation :

Chaque élève réalise deux colonnes dans lesquelles il liste des mots réels contenus dans le dictionnaire.

Puis, pas combinaison de mots, il créé des mots issus de son imagination et bascule dans l’irréel.

Chaque enfant rédige alors un court texte en puisant dans des situations évoquées lors de l’échange oral et en intégrant un maximum d’associations de mots pour susciter des situations farfelues ou humoristiques.

 

Phase 3

Oralisation : 

Les élèves lisent leur texte.

Après chaque lecture un instant de réaction collective sur le ressenti de chacun.

Cette phase ne doit comporter aucune forme de jugement ni sur la qualité des textes ni sur leur contenu.

 

Textes rédigés par les "écrivants"